jeudi 14 mars 2019

Zelda II The Adventure Of Link

Quand on rencontre le succès avec un jeu, il est naturel de vouloir faire une suite reprenant les bases du jeu d'origine en améliorant ici et là quelques points qui faisaient défaut. Il ne nous viendrait pas à l'esprit de tout remettre en cause. Et pourtant, c'est bien ce qui va se passer avec le titre dont nous allons parler maintenant..

Ayant découvert la saga The Legend Of Zelda avec le deuxième opus, il m'était difficile de me rendre compte à quel point il bouscula la recette du premier épisode. Mais avec le recul, et surtout, après avoir joué au premier, je me suis mieux rendu compte à quel point ce The Adventure Of Link (TAOL pour les intimes) pouvait être un pari risqué pour Nintendo.

Alors, le premier Zelda, on ne présente plus, tout le monde connait. Une grande carte sur laquelle évoluer, une vue de haut qui nous permet de nous déplacer dans quatre directions (haut bas gauche droite, je précise au cas où..) et des donjons à explorer afin de récupérer des objets indispensables pour la suite de l'aventure et de l'histoire. Les bases de  l'action-rpg en somme.
Et même si Zelda 2 reprend certains points de son aîné, notamment la nécessité d'obtenir certains objets pour pouvoir aller plus loin sur la carte, on se rend compte dès le début que ça va être différent.

Alors que Zelda offrait les prémisses de l'action-rpg, ou les deux genres sont mélangés, les combats et l'exploration ne faisant qu'un, Zelda 2 fait une nette distinction entre l'action et le rpg. L'un et l'autre sont davantage développés par rapport à son prédécesseur, développement qui amène une scission d'autant plus nette par rapport au premier épisode. L'aventure commence dans un palais, Zelda roupillant à l'arrière plan, les première notes du célèbre thème retentissent et.... nous voilà avec un Link de profil et un thème musical qui change complètement passées les premières notes. C'est comme si Nintendo voulait dès le début marquer la rupture avec le Zelda premier du nom. 
The Adventure Of Link prend donc le pari d'offrir une aventure en scrolling horizontal, à l'image de nombre jeux de plate-forme-action de cette époque.

Le radeau est toujours de la partie
Forcément le gameplay s'en voit modifié. Et pas qu'un peu. Alors que vous allez devoir vous aventurez dans six palais afin de remettre des cristaux à leur place pour récupérer un morceau de Triforce pour réveiller Zelda, ces derniers seront à explorer tel un jeu d'action. Les combats gagnent ainsi en dynamisme et en intensité je trouve, et vos réflexes seront mis à contribution, tant certains adversaires et boss sont résistant et tapent fort. Vous serez constamment en train de sauter, de frapper et de vous protéger des attaques adverses. Cette vue de profil permet aux développeurs de proposer également pas mal de phases de plate-forme. Rien de révolutionnaire à cette époque, ce type de jeu étant alors ultra populaire, mais comparé au premier Zelda, c'est une mini révolution. Révolution qui divise encore de nos jours pas mal de joueurs.


Mais la partie rpg dans tout ça ?


Dès la sortie du palais du début de jeu, les déplacements se feront sur une carte tel nombre de jeux de rôle, avec les ennemis apparaissant aléatoirement. Par contre une fois entré en contact avec l'ennemi sur la carte, le jeu bascule alors en "phasse action" en scrolling, comme pour les palais. Il en est de même pour tout lieu qui se visite, que ce soit d'obscures grottes ou les villages dans lesquels vous vous rendrez en quête d'indices ou tout simplement pour récupérer santé et magie.
Éliminer des monstres vous rapportera de l'expérience, qui après avoir atteint un certain palier, vous permettra d'améliorer l'une des trois caractéristiques que sont l'attaque, la résistance et la magie. Là encore, petite nouveauté, vous allez apprendre des sorts, que ce soit pour sauter plus haut ou vous transformer en fée. Pour cela, chaque village a un ancien qui peut vous en apprendre un. A vous de le trouver. Vous aurez parfois besoin d'accomplir une petite quête annexe, qui se résumera bien souvent à aller chercher un objet pour un pnj. 
Certaines magies sont nécessaires pour continuer l'aventure et d'autres vous faciliteront les combats, comme celles vous permettant d'attaquer vers le bas après un saut ou encore de vous rendre momentanément plus résistant. Très pratique contre certains ennemis.

Je me suis même vu "farmer" afin de me faciliter un peu la vie. Si ça ce n'est pas digne d'un rpg..

Mais pourquoi tant de haine !?

Aujourd'hui encore, ce The adventure of Link divise les fans de la saga. C'est un peu le rebelle de la famille, celui qui ne fait rien comme les autres mais qui  s'en sort néanmoins plutôt bien. A mon sens le jeu n'est pas mauvais, loin de là. Il est plus vivant que The legend of Zelda par l'apparition de nombreux villages et pnj et plus dynamique, mélangeant les combats à la plate-forme. Et l'aventure et l'exploration sont toujours présentes. Mais Zelda n'est pas un plate-former. L'aventure doit se vivre en continue et cette alternance exploration/action, les coupures que ça engendre, peut rebuter et dénature peut-être l'essence de la série.
Même si Zelda 3 sur Super Nintendo reviendra à ce que proposait Zelda premier du nom, les épisodes 3D arrivés après sont pour moi la synthèse des différents titres 2D, TAOL compris. On y découvrira alors ce sentiment de découverte propre au premier épisodes avec la nervosité des combats du deuxième.
Et oui, ce n'est pas parce que nous ne faisons pas les choses que les autres attendent de nous, que nous les faisons mal..

Norrsken76

vendredi 25 janvier 2019

The Misadventure Of Flink

Noël est toujours une période un peu spéciale, surtout quand on est enfant. C'est l'occasion de se retrouver en famille et de manger des plats qui changent du traditionnel jambon coquillettes du jeudi soir. Et c'est aussi l'occasion de recevoir des cadeaux. Car faut se l'avouer, à cet âge, tout ce qui t'intéresse ce sont les cadeaux. Manger avec mémé et tonton Roger le soir du réveillon, généralement tu t'en fous un peu.
Et en ce Noël 1994, 5 ans après mes premiers pas dans le jeu vidéo, deux jeux me faisaient de l'œil et j'essayait de faire comprendre à mes parents, avec toute la subtilité d'un gamin de 11 ans (steplé steplé steplé !!) que ce serait vraiment cool d'avoir un des deux.
Les deux titres en question étaient La légende de Thor (rien à voir avec le dieu Nordique) et Flink.
Le matin de Noël alors qu'avec mon frère nous patientons en jouant à Pete Sampras Tennis que nos parents et ma sœur se lèvent afin d'aller ouvrir les cadeaux, nous entendons du bruit.. quelqu'un se lève, la tension monte, le verdict approche.. (ça fait peur non ? :)  )

The Misadventure Of Flink, qui est donc l'heureux élu, est un jeu de plates-formes développé par Psygnosis et édité par Sony, sorti sur Megadrive en 1994.

Le game me plaît (le gameplay.... Rigolez bordel !)
Vous incarnez un jeune sorcier envoyé pour repousser les forces du mal à l'œuvre sur vos terres. Mais sous cet aspect d'énième jeu de plates-formes, au scénario dès plus classique, se cache un peu plus que ça. Car en bon sorcier que vous êtes, vous allez pouvoir créer des sorts. C'est pas beau ça ? Comme vous ne vous aventurerez jamais sans votre kit du sorcier, il vous suffira, d'une, de lire les parchemins de sorts trouvés à travers les différents niveaux, et ensuite de mélanger les trois ingrédients nécessaires dans votre marmite, afin de créer les différentes magies utiles pour votre progression. Et on les trouve où ces ingrédients ? En voilà une question pertinente ! Ils seront à récupérer auprès de certains ennemis (vous pouvez pas les louper, vous voyez l'ingrédient qu'il transporte avec eux) ou dans des coffres cachés ici et là. A vous d'être attentif et rapide car il n'est pas toujours simple de les récupérer. Après, une fois le sort créer, et avec suffisamment de magie, libre à vous de reparcourir  les anciens niveaux et de les utiliser à certains endroits clés afin d'accéder à des passages jusqu'ici inaccessibles !
Pour le reste, on est dans un plate-former pur et (très) dur et vos réflexes seront mis à rude épreuve, avec de nombreux pièges à éviter, des plates-formes qui bougent partout ou qui s'écroulent après un court lap de temps et des ennemis, de plus en plus retords, qui ne vous feront pas de cadeaux.. Pas le temps de souffler.
Pour vous sortir de tout ça vous pouvez leur sauter dessus, leurs balancer les coffres, une fois vide, ou des rochers. En les éliminant  vous récupérerez des orbes qui rempliront votre jauge de magie, qui fait aussi office de jauge de vie, veillez donc à ce qu'elle ne soit jamais vide. Si vous vous faites toucher, ces orbes se disperseront, à la manière des anneaux dans Sonic et vous aurez un temps limité pour en récupérer quelques uns. Classique et efficace.
Ah et attention aux voleurs qui vous piquent vos ingrédients et dénichez les coffres cachés qui vous offriront une vie supplémentaires, ce vous sera bien utile.

Les rétines en feu




La première chose qui frappe dans ce jeu, avant même le premier ennemie rencontré, c'est sa beauté. On a beau être sur une 16-bits, et même pas la mieux lotie en matière de graphisme, les développeurs ont fait des merveilles et ont réussi à rendre le jeu magnifique. Avec sa direction artistique fantasy, le choix des couleurs, les détails, les animations.. Chaque tableau est un enchantement, tant le premier que l'arrière plan et il m'a été difficile de choisir les captures d'écran qui accompagnent ce billet. Le titre se permet même quelques folies (ouais nous les geeks on est des oufs..) avec notamment des effets de zooms et de rotation plutôt impressionnants.

J'ai essayé de prendre des captures assez variées, mais il est difficile de faire honneur aux graphistes de Flink avec seulement quelques photos. Si vous n'avez pas l'occasion ou l'envie d'y jouer, regardez un let's play, ça vaut vraiment le coup d'œil.


Par contre tout n'est pas rose non plus. Les musiques entre autres, qui malgré qu'elles accompagnent bien le jeu, deviennent assez vite répétitives. Et un défaut de jouabilité qui peut poser problème, c'est que votre personnage a besoin d'un petit temps de course avant d'atteindre une vitesse suffisante pour sauter loin. Et si vous n'avez pas l'espace nécessaire pour atteindre cette vitesse, vous pouvez être sûr de louper la plate-forme et de tomber dans le vide. Après on s'y fait et on s'adapte mais fallait bien trouver des défaut au jeu, sinon c'est pas drôle.



En conclusion

Ce Noël 94, en tant que gamer et gamin sera un peu le point final d'une époque. Une époque assez courte certes, mais dont je garde un souvenir tant émerveillé qu'amusé.
C'est à la fois, pour moi, la fin prochaine de l'enfance et l'arrivé, à coup de boutons sur la tronche, de l'adolescence mais aussi la fin des 16-bits et de la 2D avec l'arrivée des consoles 32-bits et la démocratisation de la 3D.
La fin d'un âge d'or diront certains, certainement adeptes du "c'était mieux avant". Je dirais plutôt que c'était la fin d'une des étapes qui jalonnent la vie du jeu vidéo, qui aujourd'hui encore continue son évolution, à l'instar du cinéma qui passa du muet au parlant, du noir et blanc au couleur.. 

Norrsken76.

vendredi 11 janvier 2019

Castlevania II Simon's Quest

J'ai découvert deux des plus grandes sagas vidéoludiques japonaises, The legend of Zelda et CastleVania, via leur deuxième épisode respectif. Je reviendrai plus tard sur The adventure of Link, qui bouscula, un temps, le gameplay du premier épisode, pour m'intéresser à la suite de CastleVania.
CastleVania II Simon's Quest de son petit nom est un jeu développé et édité par Konami en 1987 au Japon et quelques années plus tard en Europe.

Prenant place après les événements du premier épisode, vous incarnez de nouveau Simon Belmont, chasseur de vampires de métier (encore un mal orienté pendant sa scolarité) à la recherche de différentes parties du corps de Dracula. Dans quel but me direz-vous ? Et bien tout simplement pour le ressuciter, puis le tuer de nouveau afin de lever la malédiction qui pèse sur vous depuis la mort de ce dernier. Rien que ça. La vie de chasseur de vampires n'est pas de tout repos, comme vous allez le constater.

Le jeu reprend la recette de son prédécesseur, à savoir plate-forme et action, tout en se démarquant suffisamment. Il y inclue notamment une dimension aventure. En effet, vous ne vous contenterez plus d'arpenter les couloirs du château de Dracula. Vous pourrez évoluer en Transylvanie assez librement, vous arrêtez dans des villes afin d'obtenir des informations et des objets indispensables auprès des habitants pour mener à bien votre mission et partir à la recherche des différents châteaux abritant les fameux restes. Les villes seront aussi l'occasion de refaire le plein de santé à l'église et d'acheter des armes secondaires, bien utiles vu la difficulté du jeu..Car oui, c'est bien à l'église que vous regagnerez de la vie. Ne comptez pas sur les cœurs que laissent les ennemis derrière eux après les avoir battu. Ceux-ci servent de monnaie d'échange auprès des pnj. Les prémices du trafics d'organes en quelque sorte..
Une autre de ses particularités est de gérer le cycle jour/nuit. Alors je en sais pas si c'est le premier titre à proposer ça, en tout cas c'est le premier que j'ai vu le faire. (faut dire qu'avant ce jeu, je n'en avais que deux à mon actif, Super Mario Bros 1 et 2, donc mon avis ne vaut pas grand chose). Ce cycle n'est pas qu'esthétique. La nuit, la difficulté augmente d'un cran. Les ennemis sont plus résistants et les rues des villes sont infestées de ghoules. Il vous faudra attendre les premiers rayons de soleils pour que les habitants remettent leur nez dehors.


Simon-stres il y a, un coup de fouet dans la tronche tu lui donneras.

Après un aussi subtil jeu de mots, vous devez vous dire que ce type est un génie de l'humour..ou pas. Ceci dit, aussi foireuse qu'est cette "blague", elle n'en est pas moins vraie. C'est bel et bien à coups de fouet que vous allez tenter de vous frayer un chemin à travers les hordes de monstres à la solde du Vampire. Du simple fouet de cuir au Morning Star (l'étoile du matin pour les anglophobes) en fer il va vous falloir
vous équiper, les ennemis étant de plus en plus résistants. Pensez à bien explorer les maisons qui vous paraissent vides, quitte à détruire quelques murs à coups d'eau bénites, pour dénicher des vendeurs de fouets cachés. Cette arme, plutôt originale il faut l'avouer, est devenue un des emblèmes de cette saga et votre meilleure amie durant vos aventures. Mais il faudra attendre l'épisode SuperNes pour voir son gameplay se développer (attaques dans plusieurs directions, possibilité de s'accrocher..)

Un mot maintenant sur l'esthétisme du jeu.




Et c'est peut-être ce point qui m'avait le plus marqué gamin. En effet, et malgré des possibilités limitées, on est sur NES ne l'oublions pas, les développeurs sont parvenu à créer une ambiance, par les graphismes et la musique, lugubre, angoissante voir effrayante. Le choix des couleurs, le design des monstres et même de certains personnages, tout est fait pour essayer de créer un climat d'horreur. Mais l'horreur des 80's, celle  kitsh qui faisait frissoner les gamins des années 80 et les font rire maintenant tellement c'est grotesque. Forêts sombres, décors de cimetières abandonnés, squelette sur barque à la Charon, momie et loups-garous.. Le jeu nous ressort les "classiques" des films d'épouvantes d'antan et c'est pas pour me déplaire personnellement. L'ensemble fonctionne et permet de créer une ambiance horreur/gothique pas désagréable.
Il en va de même pour les musiques, aussi entrainantes qu'inquiétantes, bien qu'un brin répétitives (surtout celle des châteaux d'ailleurs). Et c'est cet épisode qui introduira la célèbre thème Bloody Tears, repris plusieurs fois depuis dans différents titres de cette licence.






Dracula.. Voilà une créature qui aura nourri l'imaginaire de bien des artistes. Du livre de Bram Stocker de 1897 au film  Dracula Untold de 2014, on ne compte pas les ouvrages, bandes dessinées, films, spectacles, jeux vidéos, jeux de plateaux et j'en passe, qui utilise ce personnage en tant qu'antagoniste, signe de l'immense influence qu'il a depuis sa création par l'écrivain anglais. Figure emblématique du gothique et du fantastique, nombre d'auteurs se sont réappropriés ce mythe et l'ont décliner à l'envie sur ces différents médias. Du prince déchu à la recherche de son amour perdu à la créature terrifiante devenu ennemie publique numéro un, comme ici dans ce jeu, il doit certainement exister autant de Dracula différents qu'il existe d'œuvre le mettant en scène. Parfois plaint, toujours redouté, plus de 100 ans après sa première apparition, il fascine toujours autant les amateurs de fantastique.



Norrsken76.

jeudi 1 novembre 2018

Super Mario Bros.


Quand j'ai commencé ce blog, je voulais partager mes souvenirs de joueur trentenaire, me replonger dans les jeux que j'adorais petit et les voir avec un regard plus adulte, plus critique tout en essayant d'aborder d'autres sujets et médias à travers eux. Quand on est gamin, un rien nous émerveille et un titre qualifié de daube par la vindicte populaire pouvait trouver grâce à nos yeux. Mais certains jeux, malgré le poids des années restent incontournables, tant ils ont marqué un pan de l'histoire vidéo-ludique. Que ce soit en posant les bases d'un gameplay qui allait s'imposer à tous, voir en le bonifiant ou en proposant une réalisation bluffante, un petit nombre d'entre eux a réussi à s'affranchir des modes et évolutions techniques et restent incontournables de nos jours.
Et il est temps de parler de l'un d'entre eux, celui qui fut la porte d'entrée vers les jeux vidéos pour nombre de gosses des années 80..

Chérie, tu peux appeler le plombier !?


Je me souviendrai toujours de ce jour, où, assis à l'arrière de la R12 familiale avec mon frère devant et ma mère au volant (fort heureusement), j'entends cette dernière nous demander « Vous voulez quoi pour Nöel ? Des playmobils ? Des Lego ? Des G.I. Joe ? Ou une Nintendo ? » Mon frère lui répondant aussi sec, « Une Nintendo ! Une Nintendo » ..Et moi derrière.. « C'est quoi une Nintendo ?? »
Haha..que je fus naïf.. Cette Nintendo allait devenir la base d'une passion, de rencontres, de challenges, de joie, de crise de nerf, d'émerveillement, de rires, de larmes et j'en passe. Car les jeux vidéo c'est tout ça et même un peu plus.
Mais il faut bien commencer quelque part, et pour mon cas ce fut un soir de Noël, avec cette étrange boite grise appelé NES et le jeu offert dans le pack, Super Mario Bros.


Super Mario Bros…. Je sais pas si on peut faire plus mythique, plus connu, dans ce loisir. Même une personne non joueuse connaît très certainement Mario. Pourtant en dehors des jeux, on le voit assez peu finalement. A part une adaptation ciné ratée et une série animé (oui j'en oublie une multitude d'objet plus ou moins inutiles), je vois pas. Et pourtant, par le succès de la NES et de la Super Nintendo plus tard, le plombier moustachu s'est vite imposé.
On dit souvent que les consoles Nintendo sont « familiales », parfois de façon un peu péjorative d'ailleurs. Personnellement je vois aucun problème à ça, d'avoir une console avec une majorité de jeux tout public. Et c'était vrai à l'époque. Quand on se retrouvait tous devant l'écran de la tv à essayait d'aller le plus loin possible dans SMB.. Petit à petit les autres membres de la famille laissèrent plus ou moins tomber les jeux vidéo. Pas moi, je trouvais ça fascinant, et je voulais toujours aller plus loin pour découvrir de nouveaux tableaux, de nouveaux décors, de nouveaux ennemis.. C'est par le biais de ce jeu que naquit cette passion qui ne me quitta plus depuis.

Bon, trêves de souvenir, intéressons nous au titre maintenant..


Toujours maîtriser les bases avant d'aller plus loin.

Super Mario Bros est donc un jeu développé par Nintendo. Nés de l'imagination fertile de Shigeru Miyamoto, Mario et son frère Luigi se voient contraint d'aller secourir la princesse Peach des griffes de Bowser, une espèce de tortue dragon. Voilà, ça c'est le scénario. Une princesse se fait kidnapper, et vous devez la sauver. Bon clairement on ne se souvient pas de ce jeu pour son histoire, surtout que c'est quasiment la même à chaque épisode, aller sauver Peach. A croire qu'elle le fait exprès.


Non ce qu'on retient de ce jeu c'est son gameplay réglé au millimètre. La jouabilité des jeux Nintendo a toujours été exemplaire. Le personnage répond à chacune de vos sollicitations et si vous mourez, et vous allez mourir, c'est uniquement de votre faute. La difficulté sait se montrer progressive. On a pas comme dans certains jeux un deuxième ou troisième niveau abusivement difficile alors que les niveaux suivants se passent une clope entre les doigts. Non , là, tout est calibré afin de proposer au joueur du challenge, mais sans jamais le frustrer. Tout est fait pour lui dire en gros « c'est pas grave mec, tu as fait de ton mieux et j'en suis sûr que la prochaine fois tu y arriveras.. (petit sourire narquois en coin) »
Donc vous voilà parti à travers les différents tableaux qui composent le jeu à la recherche de cette cruch….princesse. Chaque tableau se compose de quatre niveaux, trois avec des décors différents et un quatrième prenant place dans un des châteaux de Bowser (le gars a beaucoup de châteaux)
La fin de ce quatrième niveau vous verra affronter Bowser (ou un de ses clones..ou alors il a une crème indice uv de qualité, vu qu'il termine à chaque fois dans la lave) qui une fois battu vous permettra de libérer.. un Toad. Les Toad sont les habitants du royaume champignon où prend place l'histoire et ils ressemblent à des champignons.. Ça fait beaucoup de champignons..Avec le recul je comprends mieux d'où provient toute cette imagination..
Ce brave Toad vous expliquera que la princesse est en fait dans un autre château et vous revoilà parti pour un nouveau monde, toujours accompagné par cette musiques rentrée dans la postérité depuis, tellement elle est célèbre..



Quand la sueur se mélange aux larmes


Ce qui fait le sel de SMB, le truc qui vous fera suer à grosses gouttes, c'est justement ces tableaux, leur agencement, la position des ennemis. Comme dit plus haut, la difficulté est progressive, les ennemis sont de plus en plus retords (ah les fameux frères marteaux..) et les phases de plate-forme vont vous demander petit à petit un max de concentration. Tout est ainsi fait pour vous inciter à explorer, rentrer dans les tuyaux, casser des briques.. afin de découvrir des pièces et bonus, synonymes d'énergie (avec les fameux champignons (tiens donc) fleurs de feu et étoiles magiques) et vies supplémentaires. Et là est toute la richesse, la qualité et le fun de ce jeu. Car oui on s'y amuse, beaucoup même. On stresse à cause de la petite musique qui accélère pour vous prévenir que le chrono touche à sa fin, alors que se dresse devant nous une multitude de plates-formes et de précipices à franchir. On pousse un gros ouf de soulagement après avoir réussi..ou on hurle un « NOOOOOOOON » de désespoir quand on échoue. Mais qu'on y arrive ou pas, on s'amuse, on rigole de nos échecs et on recommence, encore et encore, jusqu'à qu'on y parvienne enfin ! 

Et après des heures d'angoisse, de pièges évités, de précipices franchis, d'ennemis assommés, enfin, on peut délivrer cette nouill.. cette princesse Peach, qui nous aura fait courir dans tous le royaume, et passé par biens des états, pour la retrouver et la délivrer. Et elle nous remercie d'un tendre baiser..
Mais c'est nous, joueuses et joueurs, qui devrions lui dire merci, pour nous avoir fait vivre quelques une de nos plus belles heures de gamers.



Pour finir

Il y a tant et tant à dire sur Super Mario Bros. La documentation ne manque pas, bon nombres d'ouvrages et d'articles ont été écrit, sur sa genèse, sa contribution au jeu vidéo etc.. là encore par des gens bien plus doués que moi. N'hésitez pas à les lire si le sujet vous intéresse, c'est toujours sympa de se plonger dans les coulisses du développement d'un jeu, surtout un aussi culte. Mais pour moi, simple joueur, il restera simplement l'une des pierres fondatrices du jeu et reste, plus de 30 ans plus tard toujours aussi fun. Ce qui en soit est déjà un exploit.

Norrsken76

mercredi 31 octobre 2018

Duck Tales


Les matinées et après-midis de mon enfance, comme celles de beaucoup d'autres gamins, étaient l'occasion de regarder une multitude de dessins animés. Entre les animés édulco-censurés du Club Dorothée et les séries animés de Disney, il y avait de quoi faire.
Mais si je devais en retenir une aujourd'hui, ce serait Duck Tales ou La bande à Picsou chez nous.
(ça tombe bien c'est le jeu dont on va parler, quelle coïncidence )
Et évidemment ces séries animés apportèrent leurs lots de jeux vidéos. (cf. conclusion de Team USA basket-Ball)
Duck Tales a donc eu droit à son adaptation lui aussi.
Ce titre, développé par Capcom, est sortis sur la Nintendo Entertainment System (NES) en 1989.




Picsou Woo-Hoo !

Mais avant de parler du jeu, attardons nous un peu sur le personnage de Picsou.
Balthazar Picsou ou Scrooge MacDuck en version originale est apparue sous les traits de Carl Barks en 1947 et s'est vite imposé comme l'un des personnages emblématiques de Canard Ville. Oncle de Donald, multi-milliardaire, grincheux et radin il n'en est pas moins aventurier, débrouillard et sait même se montrer tendre par moment, avec ses neveux notamment.
Balthazar est né en Écosse en 1867 et grandit à Glasgow dans un milieu des plus modestes. Sa famille auparavant riche, fut chassé de leur terre et perdit leur manoir, situé dans le nord de l’Écosse.
Les paysans de coins, ayant eu connaissance de l'ancien trésor des MacPicsou caché en son sein, inventèrent une légende de chien géant (à l'image de celui des Baskerville de Sherlock Holmes) afin d'effrayer le clan. Celui-ci quitta leurs terres et se rendit à Glasgow, ville qu'ils ne quittèrent plus depuis.
Des siècles plus tard, le jeune Balthazar devient vite le dernier espoir de la famille pour redorer le blason des MacPicsou.
Pour initier son esprit d'entreprise, et alors qu'il n'est encore qu'un gamin, son père lui fabrique un équipement de cireur de chaussures, afin de lui permettre de commencer à gagner de l'argent. Las, les affaires ne prennent pas vraiment et devant le désarrois de Balthazar, Fergus MacPicsou s'arrange avec un ami afin qu'il devienne le premier client de son fils et qui le paie avec un sou américain n'ayant pas cours en Écosse.
Ce premier « client » et ce sou, qui deviendra son célèbre sou fétiche tant convoité par ses ennemis, sera le déclic pour le jeune Picsou. Se sentant floué par cette pièce américaine, il développera son fort caractère, intransigeant et méfiant, et y verra un signe, celui de partir faire fortune en Amérique..
S'ensuit une multitudes d'aventures qui formera le jeune Picsou pour devenir le riche palmipède que nous connaissons tous aujourd'hui.


Voilà pour le personnage, attardons nous maintenant sur le jeu !


Duck Tales est un jeu de plate-forme 2d (normale sur la NES me direz vous) dans lequel vous incarnez Picsou, armé de sa canne, à la recherche de richesses à travers le globe. Depuis un hub centrale, en fait un énorme ordinateur, vous choisissez une destination où vous vous rendrez afin d'y dénicher le trésor principal, un objet d'une grande valeure, gardé par un boss.
Vous croiserez quelques figures célèbres
La quête de richesse de l'oncle Picsou vous fera voyager, l'Amazonie, l'Himalaya ou encore la Lune n'auront bientôt plus de secrets pour vous car notre canard aventurier ne reculera devant rien tant qu'il y a un magot à la clé.
Les nombreuses salles cachées vous pousseront à explorer les niveaux de fond en comble, à la recherche de passages secrets et de chemins invisibles afin d'amasser toujours plus de trésors et bonus !
Le gameplay du titre repose sur la maîtrise du saut sur sa canne, qui vous servira aussi bien à vous débarrasser des ennemis que d'atteindre des plates-formes inatteignables sans ça. Une fois cette petite particularité saisie, c'est un vrai bonheur de s'aventurer dans les différents niveaux et vous sauterez de plates-formes en ennemis avec toute l'aisance d'un canard.
Flagada Jones est aussi de la partie
Jeu NES oblige, vous allez galérer. Le jeu n'est pas le plus difficile, surtout qu'on doit à Capcom Ghosts and Goblins, qui en a traumatisé plus d'un. Il n'empêche qu'il est plus difficile que la plupart des productions actuelles. Les ennemis sont nombreux et comme on est sur NES, reculez un peu trop et ceux que vous auriez éliminés ré-apparaîtront. Les nombreux pièges et précipices vous donnerons quelques sueurs froides tant il ne faut pas se louper sous peine de perdre une vie. Et des vies justement, vous en avez pas des masses même si quelques bonus de vie supplémentaire sont cachés dans les niveaux.
Les graphismes sont simples mais jolis. Chaque niveau a une
identité propre et marquée, ce qui augmente le sentiment de voyage et d'exploration. Et les musiques, sans être exceptionnelles sont très chouettes.. Enfin, sans être exceptionnelle.. c'est un peu vite dit. Le thème du stage de la Lune, est probablement l'un des meilleurs entendu sur NES.
Toutes ces qualité font de ce jeu un classique de la 8-bits de Nintendo.
Une suite a vu le jour également. Je l'ai sur une compilation de jeu Disney mais je n'y ai pas encore joué, donc je ne vais pas m'y attarder. De plus j'essaye vraiment de parler des jeux joués quand j'étais gamin et auquel je rejoue avec une vision d'adulte. Mais à l'occasion je m'y essaierai.

Au final 



Picsou est vraiment un personnage à part, comme son neveu Donald. Il est antipathique, mesquin, radin, il fait confiance en personne, mais son sale caractère le rend aussi attachant. Loin d'un Mickey assez lisse. C'est peut-être ça qui fait que ce genre de héros est populaire. Ils cassent l'image enfantine et disons le, un peu niaise, de ces personnages.
Je tiens à préciser enfin que toutes les infos sur la jeunesse de Picsou ont été pioché dans l'excellente Grande épopée de Picsou tome 1, écrite par Don Rosa au début des 90's. Celui-ci lui donna une véritable histoire et c'est un vrai régal à lire, avec ses dessins bourrés de détail et son humour.
Ah et une dernière chose, il y a une nouvelle série animée Picsou qui est sorti sur Disney Channel. Je ne l'ai pas regardé mais j'ai pu voir le générique. Ils ont donné un bon gros lifting des familles aux personnages afin d'avoir un look plus modernes, loin du style mignon de la série des 90's.

Norrsken76

mardi 30 octobre 2018

Aladdin

Le deuxième film qui m'aura autant marqué en 1993, au point d'être encore aujourd'hui admiratif de celui-ci, est Aladdin.
Cet écran titre..cette musique !

A l'origine

Ce film est inspiré par un ancien conte du Moyen-Orient (il semblerait que ce soit difficile de déterminer son origine exacte, je vais donc rester large) Aladdin ou la lampe magique et par un film de 1940, Le voleur de Bagdad.
Il est sorti par chez nous en novembre 1993 et restera à mes yeux, la plus belle œuvre animée que j'ai vu jusque maintenant. Et vu que l'industrie laisse de plus en plus tomber les dessins classiques au profit des animations par ordinateur, cela n'est pas près de changer.
Ce dessin animé nous narre l'histoire d'Aladdin, jeune homme vivant à Agrabah, ville imaginaire qu'on pourrait situer en Irak, avec son singe Abu. Pauvres, ils sont obligé de voler afin de survivre et rêvent de richesses et d'une vie plus facile auprès de la princesse Jasmine à chaque fois qu'ils voient le palais du sultan depuis les toits qu'ils occupent pour dormir la nuit.
Jafar le vizir, qui n'a d'autre envie que de prendre le pouvoir et par la même la place du Sultan, souhaite mettre la main sur la lampe magique qui lui permettra de libérer le Génie enfermé dedans, qui lui exaucera trois vœux. Mais pour cela, il lui faudra trouver un homme au coeur pur à même d'être accepté de pouvoir rentrer dans la grotte où se cache la lampe. Il décide alors de tendre un piège à Aladin après avoir jeté son dévolu sur ce dernier…

Voilà en gros pour l'histoire, qui mélange mystère, aventure, humour, action et romance. On a à faire à un véritable film à la Indiana Jones, en plus enfantin, mais reprenant les mêmes recettes des grandes épopées d'aventure.
Ce qui m'a marqué surtout, quand je l'ai vu au cinéma du haut de mes 10 ans, c'est la beauté des décors. Les dunes de sables qui s'étendent à perte de vue, le château du Sultan, les scènes dans la ville d'Agrabah.. Les couleurs chaudes, le design des personnages et des bâtiments, tout est fait pour nous dépayser et nous faire découvrir, même si ça reste un mélange de plusieurs influences et cultures, le Moyen-Orient.


C'est moi ou c'est beau ?

Je reste surpris par la qualité des animations
Et les développeurs de chez Virgin, aidés par des animateurs de chez Disney, ont réussi l'exploit de tout fidèlement retranscrire sur megadrive ! (oui, la transition est un peu abrupte mais faut bien qu'on parle du titre..)
On obtient alors certainement l'un des plus beaux titres sorti sur cette console (avec Les aventures de Flink). Il suffit de commencer à jouer pour s'en rendre compte. Des ruelles d'Agrabah, à la grotte des merveilles en passant par la prison du palais, tout est beau. Du choix judicieux des couleurs, malgré une palette limitée sur megadrive, au travail remarquable sur les animations, fluides et détaillées, ce jeu est un véritable délice visuel.







C'est beau, d'accord mais est-ce que c'est bien ?

On dit souvent qu'un beau jeu n'est pas forcément un bon jeu. C'est vrai. Alors qu'en est-il d'Aladdin ? Son gameplay est-il à la hauteur de ses graphismes ? Et bien…...oui. Autant le dire tout de suite, Aladdin est effrontément doué et il ose tutoyer l'excellence en la regardant droit dans les yeux. 

Le titre ne s'égare pas trop et reste assez fidèle au déroulement du film. Il prend cependant quelques libertés afin de proposer des niveaux supplémentaires. Vous commencerez donc l'aventure dans les rue d'Agrabah avant de vous aventurez dans le désert en périphérie, les cachots du palais, la grotte aux merveilles etc.. Je n'en dis pas plus pour vous garder les quelques surprises qui vous attendent.
Dans le déroulement, c'est un plate-former/ action classique. Il vous faudra courir, sauter, grimper, éviter les pièges et éliminer les ennemies qui vous barreront la route pour atteindre la fin du niveau en vie. Et quelques boss viendront vous donner un peu de fil à retordre en milieu de stage. Mais l'ensemble transpire l'amour des choses bien faites! Les niveaux regorgent de bonus cachés et le parcours à emprunter est évident, ce qui fait qu'on ne s'égare pas et cela donne du rythme à l'aventure. Les niveaux sont variés et reprennent les superbes thèmes musicaux du film.
Surtout, ne pas paniquer !

D'autres musiques ont été composées pour accompagner certains passages propres au jeu. De plus la difficulté n'est jamais frustrante. Le challenge est présent, vos réflexes seront parfois fortement solliciter  entre les pièges et les ennemies qui ne vous feront pas de cadeaux, avec ces gardes armés de cimeterres, ces charmeur de cobras et autres squelettes suicidaires..
Mais si vous perdez, difficile de blâmer Aladdin, celui-ci répondant au doigt et à l'oeil. Et vous aurez de plus l'occasion, en échange de joyaux récolter le long des tableaux, d'acheter vies et continues supplémentaires auprès d'un marchand. Des jeux et stages bonus vous permettront de gagner encore un peu plus de bonus pour vous aider à terminer le jeu.

Dans le fond, c'est plutôt classique. Mais tout est magnifié afin de rendre le voyage unique et exceptionnel pour les joueurs.



Tout est dans les détails.

Même Génie a droit à ses toilettes privées
Il y a un autre truc qui marque dans ce titre, c'est le souci du détail. Le jeu est bourré de clins d'oeil amusants. Que ce soit les fameuses oreilles de Mickey dans le niveau du désert, qui vous permettent de gagner une vie en restant dessous, ou les gravures d'un des piliers de ce même niveau laissant apparaître Dingo, le jeu regorge de ce genre de petits détails.
De même, voir les gardes se retrouver en caleçon après leur avoir lancer une pomme ou le dromadaire cracher quand on lui saute dessus, sont quelques exemples d'animations drôles à retrouver tout au long de vos aventures.




Ne jouez plus et Aladdin se mettra à jongler


Conclusion.

Je n'avais pas le jeu. Un jour où je voulais m'en achetais un, j'avais le choix entre Street Fighter 2' et Aladdin. J'ai choisi Street car c'était à la mode et c'était l'occasion de jouer avec des potes. Mais un de mes rares amis qui avait une megadriv
e me l'avait prêté un peu plus tard et ça a été, et ça restera toujours, l'un de mes plus beaux souvenirs de gamers. Et cette qualité ont la doit, à l'ensemble des personnes impliquées dans ce projet bien sûr, mais aussi à un homme en particulier, David Perry, qui créera un peu plus tard le célèbre Earthworm Jim. Bon je vais pas m'étendre sur lui, d'autre l'ont déjà fait avec beaucoup plus de talent que moi, mais je vous invite, si cela vous intéresse, à vous renseigner sur le bonhomme car il fait parti de ces personnes qui ont façonnait le jeu vidéos des années 80-90.

Norrsken76

mercredi 3 octobre 2018

Jurassic Park

L'année 1993 sera à mes yeux marquée par deux événements cinématographiques qui seront adaptés sur consoles 16-bits par la suite et qui auront enchanté bon nombres de gamins et d'ados, chacun à leur manière.

Le premier n'est autre que Jurassic Park.

Jurassic Park c'est à l'origine un roman de Michael Crichton paru en 1990, qui a été adapté à l'écran par Steven Spielberg en 1993.
Bon j'imagine que vous connaissez tous l'histoire, une société parvient à faire revenir à la vie des dinosaures en extrayant leur ADN depuis des moustiques prisonniers de la sève d'arbre. Celle-ci décide d'ouvrir un grand parc à thèmes sur une île près du Costa-Rica afin que les visiteurs puissent profiter de ces créatures revenus du passé grâce à la science.
Malheureusement pour eux (et heureusement pour nous) peu avant l'inauguration, tout ne va pas bien se passer, la faute à un employé lorgnant du côté de la concurrence et bien décidé à mettre le bordel..
Commence alors une course poursuite à travers le parc afin de s'en échapper tout en évitant les griffes des raptors et la mâchoire du T-Rex.
Battle de regards



Le Jura malade.. (le Jura sick haha....  désolé)

Jurassic Park arrive donc sur Megadrive en 1993 pour accompagner la sortie du film. (Si vous le voulez en fin d'article sur le jeu Team USA Basket-ball, je parle des jeux à licences.)

Avant de commencer l'aventure, il vous faut choisir un personnage. Ils sont au nombre de deux et sont quand même diamétralement opposés, puisque le premier, c'est le Docteur Grant, interprété par Sam Neil à l'écran et le second n'est autre qu'un vélociraptor. Deux personnages , une mission : se tirer de cette île.

De base, on va prendre Grant. Votre périple commence au beau milieu du parc, alors que vous vous sortez d'un accident de Jurassic jeep, suite à une rencontre fortuite avec le T-Rex. Les barrières électriques ne fonctionnent plus, tous les dinos se sont échappés et il vous faut rejoindre dans un premier temps la centrale électrique du parc afin de remettre le courant.
S'ensuit un véritable parcours du combattant à travers différents endroits de l'île, joliment retranscrit à l'écran, certains apparaissant dans le film, d'autres créés pour l'occasion(la centrale électrique donc, mais aussi les canalisations ou encore les canyons), à pieds ou en bateau, afin de permettre aux personnes présentes de s'échapper.
Mais Jurassic Park oblige, votre parcours sera jonché d'embûches et de dinosaures qui n'attendent qu'une chose, voir qu'elle goût a le Dr Grant.

Heureusement ce dernier pourra récupérer différentes armes à travers les niveaux afin de se défendre. Celle-ci ne sont généralement pas létales et endormiront quelques secondes vos adversaires à dents longues. Des kits de soins sont également planqués, à vous de les trouver si vous ne voulez pas rendre l'âme trop tôt.

Dans la jungle, terrible jungle..
Le déroulement du jeu est des plus classiques, de la plate-forme dans laquelle il vous faudra sauter, grimper à des lianes ou chaînes, escalader.. la panoplie de mouvement du doc étant plutôt fournie, entremêlée de combats et de récupération d'items.. L'ensemble reste typique des productions des années 90 et honnêtement, ce qui sauve le jeu de la masse grouillante de plate-former-action de l'époque, c'est justement sa licence. Non pas que le jeu soit vraiment mauvais mais niveau gameplay, rien ne le différencie vraiment des autres productions de ces années là et certains défauts auront même tendance
à le desservir, comme une jouabilité lourde, malgré un personnage plutôt agile, de nombreux ralentissements et une difficulté souvent injuste, du moins pour le joueur que je suis aujourd'hui, qui sanctionnera le moindre faux pas. Sans compter qu'il est parfois bien difficile de savoir quoi faire et où aller..
On me dit généralement que je ne fais pas mon âge. C'est plutôt flatteur à vrai dire. Mais il y a quand même deux signes du vieillissement qui ne trompent pas chez moi. Le premier c'est l'arrivée de plus en plus massive de cheveux blancs. Le second, c'est que je suis bien incapable aujourd'hui de finir des jeux que je torchais gamin..
Et Jurassic Park, en est un bon exemple.

Durant mes premières parties, et malgré de nombreux essais, il m'a été impossible de finir le premier niveau. Du coup forcément, on commence à douter, à se remettre en cause, qu'est-ce que j'ai fait de ma vie, pourquoi ce jeu s'acharne-t-il sur moi, suis-je vraiment mauvais.. ?? Tant de questions..
Plus sérieusement, les jeux étaient plus difficiles avant. Beaucoup plus courts aussi. Donc forcément, pour augmenter la durée de vie, les développeurs augmentaient la difficulté de manière plus ou moins artificielle (t'as mouru ? Bah tu recommences tout depuis le début)
J'ai du utiliser les avantages qu'offre les méthodes actuelles (merci la sauvegarde à volonté) afin de pouvoir avancer sans trop de soucis.
Sans être exceptionnel le jeu avait néanmoins le mérite de permettre aux joueurs de l'époque de continuer les aventure du film chez eux.



Certains lieux ont été créé pour le jeu




Le maux de la faim

Passionné de dinosaures gamin, ce film a été marquant à plus d'un titre pour moi. C'est bien la première fois qu'on pouvait voir évoluer des dinosaures qui semblaient si réel à l'écran et c'était la promesse, certes naïve (mais quand on a 10 ans on l'est tous plus ou moins), d'en voir un jour de véritables.
Et c'est également l'un des films où j'ai pu prendre conscience de ce qu'on appelle la magie du cinéma. Avec de l'imagination, du savoir-faire et pas mal de moyens, il est possible de faire vivre aux spectateurs des moments uniques, impossible à vivre dans le monde réel.
C'est aussi ça le cinéma et le jeu vidéo, un moyen de se déconnecter, le temps d'un film ou d'une partie, de tous nos soucis quotidiens et de rêver un peu.

Norrsken76

Sonic the hedgehog

Après trois années passées en compagnie de la NES et alors que la guerre des 16 bits faisait déjà rage, nous avons opté, mon frère et moi, ...